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Arougou Event | LE SPÉCIALISTE RANDONNÉE



Spéléologie au Maroc

Le Maroc est un pays pas comme les autres, riche d'une culture ancestrale qui considère les grottes et les gouffres comme des lieux magiques où des êtres surréels ont cachés leur trésor. L’importance des affleurements des formations calcaires et des réseaux karstiques qu’elles renferment font du Maroc un terrain de premier choix pour les spéléologues du monde entier. On distingue au Maroc trois cycles orogéniques successifs sur la bordure du bouclier saharien, cycles ayant conduit à la différentiation de trois domaines géologiques. Le domaine de l’Anti-Atlas, le plus proche du bouclier saharien, est né des plissements d’âges Précambriens.

  • Le domaine atlasique constitue une seconde chaîne orientée N-S ou E-W et présente des plissements d’âge calédoniens, hercyniens et alpins.
  • Le domaine rifain, au nord du pays est le plus petit mais aussi le plus jeune.

Ces rois domaines sont séparés les uns des autres par de grands accidents tectoniques :
Accidents sud atlantique séparant anti-atlas et atlas au sud.

Dans ces trois domaines, les formations calcaires sont biens représentées et principalement les calcaires qui affleurent sur plus de 100 000 km carré du Maroc. Les principales sont les suivantes :

  • Calcaires adounouniens (infracambriens) et géorgiens de l’Anti-Atlas. Affleurant sur quelques 18000 km carrés du domaine anti-atlasique.
  • Calcaires et dolomies du lias qui constituent de très loin le plus grand ensemble karstique du Maroc avec une superficie d’affleurement de l’ordre de 30000km carrés .

Les épaisseurs de la série calcaire liasique sont très variables, allant de quelques dizaines de mètres à plus de 500m, ces formations sont fréquemment diaclases et faillées et présentent de nombreux signes morphologiques de karstification.

  • Les calcaires du jurassique moyen, moins épais que les calcaires du lias.
  • Le calcaires du cénomanien turonien en petits ensembles disséminés.
  • Les calcaires du pli quaternaire .ces calcaires gréseux ou conglomératiques se rencontrent sur tout le plateau côtier atlantique.

Ces formations calcaires affleurant à perte de vue font du Maroc une des contrées ou la prospection est un moment d’extase vu la chaleur de l’accueil des habitants et leur coopération.
Il ne serait donc pas étrange que chaque année des expéditions spéléo soit organisée dans différentes régions du Maroc et que le fruit de ces expéditions continues encore à faire couler beaucoup d’encre.

Si l'on excepte la préhistoire, pour laquelle existent de nombreux témoins de la présence humaine dans les cavernes (bijoux, gravures, ossements, outils, peintures), les premières traces d'une activité que l'on nommera, plus tard, spéléologie datent du XIIIème siècle et plus précisément de 1213,en Autriche.
Ces investigations souterraines semblent rester peu courantes, jusqu'au XVIème siècle, période où se multiplient les premiers récits d'explorations souterraines, et les premières théories plus ou moins fantaisistes.

Au cours du XVIIIème siècle, le monde des cavernes devient à la mode : fêtes et offices religieux sont organisés dans des grottes d'accès facileUn premier record de profondeur est établi à - 136 m. Avec le XIXème siècle, l'exploration des cavités se développe et leur étude se diversifie en intégrant différentes disciplines scientifiques (hydrologie, géologie, paléontologie,...).

En 1840, la cote de -320 m est atteinte.
En 1890, le mot "spéléologie" est inventé.
Il deviendra ensuite, par souci de simplification, SPELEOLOGIE.
C'est l'époque des premiers explorateurs célèbres, notamment en France :
Edouard Alfred MARTEL (1859/1938).
Véritable pionnier de l'exploration méthodique, il est considéré comme le père de la spéléologie moderne, depuis le 27 juin 1888.
  sp Ce jour-là, il réalisa avec son équipe la traversée intégrale de l'Abîme de Bramabiau, dans le Gard, depuis la perte d'un ruisseau au nom charmant : le Bonheur, jusqu'à sa résurgence. Cet exploit a été dignement fêté en 1988 à Millau, lors du centenaire de la spéléologie française.
Avec des techniques rudimentaires et les moyens de l'époque (bougies, cordes en chanvre, lourdes échelles de corde aux barreaux de bois, bêtes de somme) Martel accumule les découvertes, dans des cavernes aux noms aujourd'hui prestigieux :

  • Rivière souterraine de Padirac sur les Causses du Quercy,
  • Aven de Dargilan et Aven Armand sur le Causse Méjean,... E.A. Martel a consigné de remarquables observations scientifiques, dans de nombreux ouvrages : "La France ignorée" • "Les Abîmes"

sont les plus connus.En 1895, il crée la Société de Spéléologie dont le but est l'exploration des cavernes et dont les travaux sont publiés dans un bulletin : SPELUNCA (qui deviendra, plus tard, la revue de la Fédération Française de Spéléologie).
Ses travaux sur l'hygiène des sources et la propagation de certaines épidémies sont à l'origine de la loi "Martel". Promulguée en 1902, elle interdit "le jet de bêtes mortes... dans les cavités naturelles du calcaire".
Ses collaborateurs les plus fidèles furent G. GAUPILLAT et Louis ARMAND. Le nom de MARTEL a été donné à de nombreux sites et événements, en hommage à sa mémoire et à son œuvre.  

Grotte Wintimdwine ....la plus belle grotte d’Afrique

sp Win-Timdouine (la grotte des lacs en Berbère) est la plus grande cavité du continent africain avec plus de 19 km de galeries, explorées seulement depuis 1950. Ce gigantesque réseau souterrain est situé dans la partie occidentale du Haut Atlas marocain, à 70 km au Nord-Est d’Agadir, sous le plateau de Tasroukht dont le sommet culmine à 1789 m. Le réseau karstique de Win-Timdouine s’est formé depuis le mésozoïque dans les calcaires du Jurassique inférieur, lesquels reposent sur les marnes imperméables de l’Oxfordien.
Cette configuration géologique et la forte activité tectonique de cette région ont permis la formation d’une rivière souterraine au débit moyen de 8 l/s et d’une série de lacs constituant la plus grande réserve d’eau douce souterraine de la région d’Agadir.
Les explorations biospéologiques montrent que ce réseau renferme une faune diversifiée dont la grande majorité des espèces n’a pas encore été décrite. Les grands groupes taxonomiques y sont présents avec les crustacés et insectes stygobies (c.-à.-d. inféodés strictement aux eaux souterraines) mais aussi les coléoptères troglobies (c.-à.-d. inféodés strictement aux milieux terrestres souterraine). Néanmoins, peu ou pas d’information sont disponibles pour sa microfaune souterraine qui compte les mollusques, collemboles, microcrustacés comme les copépodes.sp Par ailleurs, un tel réseau peut abriter d’importantes colonies de chauves-souris jusque dans ses parties les plus profondes. Hôtes emblématiques des grottes, les chauves souris sont les seuls mammifères qui fréquentent les parties les plus éloignées des réseaux souterrains.

Le Maroc est pour la spéléologie un terrain particulièrement favorable, eu égard à l’importance des affleurements de formation calcaire s’étendant sur une superficie de cent mille Km2, et par la portée considérable des réseaux karstiques qu’elles renferment. Il s’agit donc d’une richesse scientifique, économique, écologique, touristique et sportive.

D’ailleurs, et loin d’être exhaustif, il nous a fallu une vingtaine d’années de travaux axés sur la recherche et l’exploration des sites spéléologiques, pour vulgariser cette discipline qui présente plusieurs intérêts, dont les plus manifestes sont : la protection et la sauvegarde du patrimoine naturel du pays.

Répartition des cavités.

En l’absence d’une exploration exhaustive, une classification par densité de grottes par région et par importance de ce phénomène géologique se ferait comme ci après :

  • La province de Taza et principalement tout son vaste zone Sud comprenant plus de deux cent cavités dont les plus importantes sur le plan spéléologique.
  • La région de Beni Mellal-Azilal avec autant de cavités mais de moindre importance spéléo, par rapport à la précédente, sur le plan national et continental.
  • La région de CHEFCHAOUEN, en troisième position avec une centaine de cavités, mais avec le gouffre le plus important et l’un des plus profond d’Afrique.
  • La région d’Agadir avec sa grotte classée troisième d’Afrique et première à l’échelle nationale, par sa longueur.

Puis d’autres régions comme indiquées sur le tableau ci après. Les plus importantes cavités du Maroc.

Dans la région de Taza :
KEHF TIKHOUBAI (-310 m)

(Moyen Atlas, Taza)
x = 624,75 – y = 379,25 – z = 1050 m : Carte, Taza 1/50.000
Il s’agit du deuxième plus profond gouffre du Maroc. C’est un trou absorbant, une perte, dangereux en cas de crue ou d’orage, car se trouvant dans le lit même de l’oued Maakel au Sud-Est de Daït Chiker.
en 1972, L’exploration du Tikhoubaï par une équipe de Aix En Provence, a permis de dévoiler une grande partie de ces secrets : Des passages, galerie et puits, poussant la cavité à une profondeur de moins 310m
Il est à noter que le Tikhobaî se termine par un siphon, et se distingue également par une série de coulées de calcite pure et plusieurs nids de perles de cavernes d’une forme parfaite et d’une blancheur très rare.

KEHF FRIWATO (-271 m)
(Jbel Messaoud, Moyen Atlas, Taza)
x = 622,35 – y = 390,25 – z = 1450 m : Carte, Taza 1/50.000.
C’est le troisième plus profond gouffre du Maroc et le dixième par sa longueur. C’est la seule cavité souterraine aménagée et ouverte au public au Maroc, elle permet à de simples visiteurs, non spéléologues, en descendant 733 marches, d’atteindre la profondeur record de moins 271m. La promenade se prolonge à l’horizontale, sur plus de 2km, pour arriver à un premier siphon de 5m qui n’a été franchi que par des spécialistes. Ils sont rares à avoir parcouru des galeries, d’une centaine de mètres, à moitié noyées dans la boue pour atteindre un deuxième siphon de 20m.

KEHF SAÂO (-220 m)
(Jbel Messaoud, Moyen Atlas, Taza)
x = 624,9 – y = 393,3 – z = 1510 m, Carte, Taza 1/50.000
C’est l’un des plus rudes gouffres de la région, une véritable cassure de la montagne au milieu d’un maquis très dense. A l’intérieur, une absence absolue de concrétions et la presque impossibilité de se mettre sur ses pieds sans être attaché à sa corde. Il est avec ses -220m, le cinquième plus profond du pays.

KEHF ANAFID (-214)
(Moyen Atlas, Taza)
x = 625,6 – y = 383,9 – z = 1280 m : Carte, Taza 1/50.000
A quelques heures de marche au Nord de Kehf Tikhobaï, faisant partie du même réseau souterrain, Anafid Ouled Ayache, fut découvert en 1934 par l’équipe de Taza et a été exploré jusqu’au point moins 117m. En 1983 une équipe anglaise poussa la profondeur du gouffre à moins 214m et releva sa topographie. C’est le sixième plus profond du pays.

KEHF OURALAGHE ou SAUCISSIFRI (-210 m)
(Moyen – Atlas, Merhraoua)
x = 617,750 – y = 350,250 – z = 2150 m : Carte, Merhraoua 1/50.000
Le septième plus profond gouffre du Maroc a été signalé en 1955 comme un vaste puits naturel d’une trentaine de mètres de profondeur, avec d’excellentes concrétions sur les parois et un bloc de glace au fond de la cavité.
L’appellation IFRI OURALLAGH veut dire, le gouffre sans fond, car on n’entendait jamais arriver la pierre qu’on y jetait, qui au fait, choyait sur un bouchon de neige : névé. En été Cette glace fond sur les bords et permet le passage des spéléologues jusqu’à la cote moins 210m.

KEHF CHIKER (-146 m)
(Moyen Atlas, Taza)
x = 624,7 – y = 391,45 – z = 1342 m : Carte, Taza 1/50.000
Le seul gouffre du pays qui a, à son actif la perte de vies humaines : cinq spéléologues.
A la saison des pluies et pendant la fonte des neiges, l’immense dépression asséchée de Daït Chiker se transforme en grande partie en un vaste plan d’eau calme. Mais, sur sa rive Nord-Est un gigantesque tourbillon avale l’eau du lac. C’est l’entrée principale du gouffre.
Un peu plus loin, vers le Sud-Ouest, dans la dépression, le plan d’eau se transforme en un puissant torrent dans un lit d’argile très encaissé et long de quelques centaines de mètres, puis, par une cassure, l’eau pénètre violemment dans la terre, dans un bruit impressionnant de tonnerre . C’est la deuxième entrée du gouffre.
C’est une grotte réservée, par la force des choses, aux spéléologues les plus chevronnés. Il est onzième avec ses 146m de profondeur, mais quatrième par sa longueur qui fait 3865m.

RIVIERE DE CHAÂRA (7650 m)
(Moyen Atlas, Taza)
x = 606,5 ; y = 373,7 ; z = 1200 m: Carte, Merhaoua 1/50.000.
A 28 km de Bab Bou-ddir, un toboggan caché par une forêt de chênes verts débouche sur une immense galerie annonçant le départ d’une balade souterraine du moyen Atlas, dans le lit même de la rivière Chaâra. Rivière permanente et active le long des quatre saisons.
Le total de son développement, fixé provisoirement à 7650m fait d’elle la deuxième plus longue grotte du Maroc et la quatrième d’Afrique.
 

Dans la région de BENI MELLAL AZILAL :
AIN MEKHFI (-250)
(Atlas central, Azilal)
x = 417,7 – y = 177,8 – z = 1350 m : Carte, Ouaouizarht 1/50.000
Cette grotte se scinde en deux directions après une progression de 250 mètres : Descendante vers le nord jusqu’à moins 115 mètres. Et remontante vers le nord ouest jusqu’à 136 m. Du point le plus haut au plus bas nous atteignons la cote de moins 251m de dénivelé et 2982m de longueur de galeries. A l’échelle nationale, elle est la quatrième en profondeur et la septième en longueur.

KEHF D’BOUBA (-117 m)

(Moyen Atlas, El Ksiba)
x = 436,9 – y = 213,3 – z = 1450 m : Carte, El Ksiba 1/50.000.
Dans les années quarante, plusieurs expéditions ont été organisées dans ce gouffre et ont permit d’extraire des ossements d’ours, « Ursus arctos », qui constituent, jusqu’à nos jours, la collection la plus complète des ours fossiles d’Afrique.

IFRI N’ATAOUIA (3600 m)

(Haut –Atlas Central, Azilal)
x = 400,40 ; y = 143 ; z = 1710 m : Carte, Zawyat – Ahansal 1/ 100.000
IFRI N’TWAYA est une grotte à culte et l’esprit qui y habite est une femme éponyme, guérisseuse exclusive au féminin selon la légende.
A l’instar de toutes les grottes sacrées, les sacrifices comme les processions ou encore les cérémonies de guérison se déroulent à l’entrée, souvent entre lumière du jour et pénombre de la cavité.
Sixième du Maroc avec ses 3600m de longueur, elle est l’une des plus longues voies souterraines « navigables » connue au pays. La grotte se termine par une galerie submergée jusqu’au plafond, laissant la possibilité d’une plongée.

Dans la région d’Agadir :

WIT-TIMDOUINE (8 500 m)
(Maroc atlantique, Agadir)
x = 122 ; y = 415,3 ; z = 1200 m : Carte, Immouzzer des Ida ou Tanane 1/50.000
Troisième plus longue grotte d’Afrique et première du Maroc, Win-Timdouine : la grotte des lacs est prise en main par des spéléologues marocains d’Agadir en 1986.
Ce groupe a exploré, en plus des galeries principales et annexes, des galeries latérales et confirme que le développement total de la grotte est de plus de dix-sept kilomètres. Mais de l’entrée jusqu’au terminus, le plus loin, la distance est de 8500m.

Dans la région de TINGHIR :

AKHIAM-IMSSAKH-RABBI (1200 m)
(Haut –Atlas, Plateau des Lacs, Tineghir)
x=482,9 ; y =152,6 ; z =2600 m : Carte, Tinghir 1/ 100.000.
Une merveille touristique à tous les niveaux : légende et beauté naturelle. Se trouvant dans un site extraordinaire, forgé par la nature, dans lequel on retrouve d'anciennes croyances universelles donnant libre cours à l’imagination : des hommes et leurs objets transformés en concrétion.

Dans l’Oriental :

GROTTE DU CHAMEAU (1155 m)
(Plateau de Zegzel, Berkane )
x:778,25 ; y =474,85 ; z =500 m : Carte, Berkane 1/ 50.000
Elle a été aménagée pour le tourisme, en 1948, puis délaissée et détériorée. A la fin des années 80, la grotte fut réaménagée d’une manière plus moderne et plus globale, puisque même les chemins d’accès ont été mis en état. C’est la seule et unique grotte au Maroc aménagée avec éclairage. Mais, depuis la fin des travaux, il y a une vingtaine d’années, la grotte est fermée à toute visite, à cause d’un conflit entre administrations nationales et régionales.